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En ce mois de novembre, mois anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, des dizaines de familles avec enfants dorment dans la rue à Bruxelles. Mobilisons-nous pour qu’un accueil d’hiver pour les familles soit mis en place sans délai !

Un rapport de l’ONU montre qu’il faut progresser dans le dépistage et le traitement du VIH pour les enfants et les mères

Actualité mise en ligne le 1er décembre 2009

30 novembre 2009- Les efforts nationaux de lutte contre le SIDA, en particulier ceux déployés pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, montrent des résultats positifs, mais nombre d’enfants touchés par le VIH et le SIDA continuent à avoir beaucoup de mal à faire satisfaire leurs besoins essentiels, affirme un rapport publié aujourd’hui par quatre institutions des Nations Unies.

Le rapport, intitulé Enfants et SIDA : quatrième bilan de la situation, 2009, et publié conjointement par l’ONUSIDA, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), présente des données sur les interventions qui protègent les femmes et les enfants contre le VIH et le SIDA et un ensemble de principes visant à accélérer les actions entreprises.

Les données indiquent qu’il y a eu des progrès significatifs dans certains pays, tant dans le traitement pour éviter la transmission du virus de la mère à l’enfant que dans le dépistage du VIH chez les femmes enceintes. Un traitement de prévention de la transmission de la mère à l’enfant est désormais assuré à 95 % des femmes qui en ont besoin au Botswana, 91 % en Namibie et 73 % en Afrique du Sud - tous des pays à forte prévalence du VIH. Le progrès est particulièrement manifeste en Afrique du Sud, où la couverture n’était que de 15 % en 2004.

« Dans le monde, 45 % des femmes enceintes séropositives reçoivent maintenant un traitement pour les empêcher de transmettre le VIH à leurs enfants, soit une augmentation de près de 200% par rapport à 2005 », a déclaré Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF. « Le défi consiste à faire passer à grande échelle le traitement dans des pays comme le Nigéria, où vivent 15 % des femmes enceintes séropositives du monde ». Actuellement, 10 % seulement des femmes du Nigéria sont testées pour le VIH et 90 % des femmes enceintes vivant avec le VIH n’ont pas accès à des traitements de prévention de la transmission à leurs enfants.

Les liens entre la pauvreté des ménages, la santé maternelle et infantile, et le VIH restent forts. Cependant les succès sont évidents lorsque les gouvernements se sont engagés vigoureusement à améliorer la santé de la mère et de l’enfant – notamment dans le domaine du dépistage et du traitement du VIH – et lorsque les tests et les traitements ont été incorporés dans les programmes de santé maternelle et infantile d’ensemble. Les progrès seront plus marqués si l’on s’attaque aux causes profondes de la vulnérabilité au VIH, notamment la pauvreté, l’inégalité entre les sexes et la violence sexuelle.

Le traitement pédiatrique des enfants séropositifs dans le monde est certes encore en retard par rapport au traitement des adultes, mais il progresse et il est offert à 38 % de ceux qui en ont besoin, une amélioration de près de 40 % en un an seulement. Des preuves récentes indiquent que le diagnostic réalisé chez le nourrisson dans ses deux premiers mois de vie et l’initiation précoce du traitement antirétroviral (ARV) peuvent conduire à une réduction significative de la mortalité de l’enfant mais les données montrent que, dans le monde, 15 % seulement des enfants nés de mères séropositives au VIH sont actuellement testés lors de leurs deux premiers mois de vie.

Le rapport montre que les investissements dans la prévention et le traitement du VIH et du SIDA portent leurs fruits, notamment pour les femmes et les enfants. S’ils sont maintenus, et soutenus par un engagement vigoureux et des politiques judicieuses, on en mesurera les dividendes en nombre de vies sauvées.

S.A.R. la princesse Mathilde, Présidente d’honneur d’UNICEF Belgique, porte aussi, depuis mai 2005, le titre de Représentante Spéciale pour l’UNICEF et l’ONUSIDA pour les enfants et le SIDA. Dans ce cadre, elle s’est rendue en Tanzanie et au Mali pour visiter des programmes de prévention du VIH/SIDA. A l’occasion de la parution du rapport Enfants et SIDA : quatrième bilan de la situation, 2009, la Princesse souligne l’importance de l’égalité et de l’égalité des chances.

« Aujourd’hui, trop d’enfants sont encore touchés de plein fouet par les effets du VIH/SIDA. Pourtant, la Convention relative aux droits de l’enfant, qui vient juste de fêter son 20e anniversaire, met en avant des concepts-clés tels que l’universalité et l’égalité. Lors des entretiens que j’ai pu avoir avec des enfants et des jeunes en ma qualité de Représentante Spéciale pour l’UNICEF et l’ONUSIDA pour les enfants et le SIDA, j’ai constaté que le VIH/SIDA fait encore trop souvent l’objet de tabous et qu’il engendre la stigmatisation et les discriminations. Il faut que les enfants touchés par la maladie bénéficient d’une attention supplémentaire pour éviter qu’ils ne soient délaissés par leur entourage direct et pour veiller à ce qu’ils puissent mener une vie digne de respect au sein d’un environnement qui leur apporte de la chaleur et la sécurité.

En ce premier décembre, à l’occasion de la Journée Mondiale du SIDA, rassemblons nos forces et renouvelons nos engagements. La prévention de la transmission de la mère à l’enfant doit constituer une priorité absolue dans notre approche de la pandémie du VIH/SIDA si nous voulons sauver des vies de nouveau-nés. Aujourd’hui, un engagement mondial pour améliorer l’accès à la prévention du VIH/SIDA, le traitement, les soins et le soutien des malades est plus indispensable que jamais.

Ce n’est que de la sorte que la communauté internationale parviendra à voir grandir les générations futures d’enfants dans un monde libéré du VIH/SIDA. »

Une version pdf du rapport est disponible sur www.unicef.be Des images non montées sont disponibles sur www.thenewsmarket.com/unicef