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Accès pour tous à l’école maternelle en Région bruxelloise ?

Actualité mise en ligne le 21 mars 2011

Le dernier rapport de l’Observatoire de l’enfant de la Cocof, « Accès pour tous à l’école maternelle dans la Région de Bruxelles-Capitale : Effets de la croissance démographique récente sur l’entrée à l’école maternelle », fait état d’un risque de saturation, voire de pénurie, en matière d’écoles maternelles. Cette conséquence de l’explosion démographique, marquée par une augmentation de plus de 20 % du nombre d’enfants de 3 à 6 ans depuis 1996, risque de mettre à mal l’équité sociale en matière d’accès à l’école maternelle et d’accroître la dualisation à Bruxelles.

Les interrogations du rapport portant sur l’équité sociale d’accès à l’école maternelle ont mené d’une part, à une enquête qualitative auprès de divers responsables de l’enseignement de la région et d’autre part, à un examen méthodique des statistiques de fréquentation, par commune, de l’enseignement maternel subventionné par la Communauté française et par la Communauté flamande.

L’Observatoire tire de ce travail les conclusions suivantes :
- Depuis 1996, la croissance démographique des enfants de 3 à 6 ans atteint les 20 % et varie en intensité, frappant plus durement les communes du croissant pauvre.
- Entre 2000 et 2008, 292 nouvelles classes ont été créées dans les écoles existantes.
- Les indicateurs de pré-scolarisation disponibles attestent que la plupart des enfants bruxellois passeraient par l’école maternelle.
- L’enquête qualitative montre que les taux d’occupation avoisinent souvent la capacité maximale. Les modifications ou autres adaptations des locaux existant risquent de dégrader considérablement la qualité d’accueil pédagogique.
- Des ensembles de communes ou de quartiers des zones plus privilégiées adoptent un discours défensif alors que la pénurie locale n’est pas atteinte, et par ce biais aggravent le problème des zones saturées.
- De nombreuses communes adoptent des règlements régissant les inscriptions à l’école mais vu le manque d’uniformisation et la complexité des critères, leurs mise en oeuvre risque de se faire aux dépens des familles de conditions sociales et culturelles défavorables, c’est-à-dire des enfants qui ont le plus besoin d’aller à l’école assez tôt.
- Il n’existe actuellement aucune procédure de suivi des demandes d’inscription non satisfaites.
- Ce risque de pénurie pourrait à moyen terme avoir un impact au niveau primaire mais aussi menacer le secteur de la petite enfance. Écoles maternelles et milieux d’accueil (crèches) sont en vases communicants et cela nécessite leur prise en considération de manière simultanée. L’entrée à l’école maternelle est de plus en plus retardée ce qui maintient des enfants plus longtemps dans le secteur des crèches, déjà soumis à une forte pression.

Le rapport émet également une série de recommandations :
- organiser une concertation transversale (entre communautés, réseaux, communes) sur les mécanismes d’inscription ;
- prendre des mesures urgentes pour informer toutes les familles et leur présenter des règles claires d’inscriptions pour tous ;
- mettre au point un mécanisme de suivi des demandes non satisfaites ;
- associer le secteur de la petite enfance ;
- intégrer la problématique de la mixité sociale dès le début de la scolarité et non uniquement en secondaire.

Le rapport final ainsi qu’une synthèse de ce rapport se trouve sur le site de l’Observatoire.

D’après le communiqué de presse du cabinet d’Emir Kir, Ministre en charge de la Culture à la Commission communautaire française. Conseil bruxellois de coordination sociopolitique www.cbcs.be